30/04/2026
«La fille de la carrière»
Un matin, peut-être un début de vacances de printemps, j’ai ressenti cette sensation, ce frisson intérieur qui annonce une aventure. Ce matin-là, le soleil, encore bas, découpait de longues ombres bleutées sur les arbres du jardin et au-delà du garage Contart qui se trouvait sur la droite de cette place sans nom qui coupait en deux la rue des fusillés, et qui partait de la gare à gauche vers la route d’Abbeville à droite.
Mon analyse sur ce début de paragraphe.
Ces premières lignes installent l’état d’esprit du chapitre : celui d’un enfant qui sent l’aventure arriver avant même de savoir où elle le mènera. Elles servent aussi à ancrer le souvenir dans un lieu très précis, entre la maison, le garage Contart, la gare et cette rue des Fusillés qui appartenait à mon paysage d’enfance.
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