Journal d’écriture : Revenir sur l’enfance

 

Revenir sur l’enfance n’est jamais un geste simple. On croit parfois retrouver un souvenir intact, comme une photographie rangée dans un tiroir. Mais l’écriture montre vite autre chose : les images reviennent par fragments, avec leurs lumières, leurs silences, leurs odeurs, leurs lieux précis.

Pour ce roman autobiographique, je ne cherche pas seulement à raconter ce qui s’est passé. J’essaie aussi de comprendre ce que certains moments ont laissé en moi. Une rue, une maison, une carrière, un regard, une phrase entendue trop tôt peuvent continuer à vivre longtemps après l’enfance.

Écrire ces souvenirs demande donc de la patience. Il faut rester fidèle à ce qui a été vécu, sans en rajouter, sans l’adoucir artificiellement, mais aussi sans le brutaliser. L’objectif n’est pas de régler des comptes avec le passé. Il est plutôt de retrouver le fil d’une vie, avec ses blessures, ses élans, ses amitiés, ses maladresses et ses zones de lumière.

Ce travail avance chapitre après chapitre. Certains souvenirs s’imposent d’eux-mêmes. D’autres demandent du temps avant de trouver leur juste place dans le récit. C’est cette lente construction que je partagerai ici, à travers quelques notes d’écriture, des extraits courts et les étapes importantes du manuscrit.

Note d’auteur
Ce journal d’écriture accompagne le roman en cours. Il permet de montrer l’envers du travail : non pas seulement le texte terminé, mais aussi le chemin qui mène jusqu’à lui.

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